Résidanat : la plateforme numérique inquiète les jeunes médecins
Le vice-président de l'Organisation tunisienne des jeunes médecins, Bahaeddine Rabii, a exprimé les inquiétudes de l'organisation quant à d'éventuels dysfonctionnements techniques, lors du choix des spécialités médicales par les candidats admis au concours d'accès au troisième cycle des études médicales. Cette procédure se déroulera, pour la première fois, via une plateforme numérique mise en place par le ministère de la Santé.
Intervenant sur les ondes de l'émission « Ahla Sbeh », Rabii a précisé que l'organisation ne s'oppose pas au principe de la plateforme numérique et soutient la transition vers la digitalisation. Elle craint toutefois que des pannes techniques, des coupures d'électricité ou des perturbations du réseau Internet n'empêchent certains candidats d'effectuer leur choix.
Selon lui, ces préoccupations sont fondées sur des expériences antérieures, la plateforme de choix des stages médicaux ayant déjà connu des dysfonctionnements qui ont perturbé le déroulement de l'opération.
L'organisation réclame ainsi des garanties supplémentaires, avant l'adoption définitive de cette procédure, jugée déterminante pour l'avenir professionnel des jeunes médecins.
Dans ce contexte, Rabii a appelé à la tenue d'un test grandeur nature de la plateforme, avant le lancement officiel des opérations, afin d'identifier et de corriger les éventuelles défaillances techniques, tout en garantissant l'égalité des chances pour tous les candidats.
Il s'est, en revanche, félicité de la décision du ministère de la Santé de retenir l'une des propositions de l'organisation, consistant à contacter directement les médecins qui ne parviendraient pas à finaliser leur choix, en raison d'un problème technique, afin d'en limiter les conséquences. Cette proposition avait été formulée, lors d'une réunion entre les deux parties, le 17 juin dernier.
Le choix des spécialités via la plateforme numérique doit débuter le jeudi 6 août. La plateforme sera accessible de 8h00 à 22h30 à près de 1.500 jeunes médecins admis au concours de résidanat.
Dans un précédent communiqué, l'Organisation tunisienne des jeunes médecins avait rejeté le recours à cette plateforme dans sa forme actuelle, estimant que la décision avait été prise de manière précipitée et que l'outil ne présentait pas les garanties techniques nécessaires pour une opération d'une telle ampleur.
L'organisation a, également, critiqué le maintien de ce choix par le ministère, malgré les dysfonctionnements enregistrés sur d'autres plateformes numériques relevant du ministère, ainsi que les coupures récurrentes d'électricité et les perturbations du réseau Internet. Selon elle, ces facteurs risquent de compromettre le principe d'égalité des chances et de porter atteinte à l'intégrité et à la transparence du processus de choix des spécialités médicales.